Rien de telle qu'une bonne grosse nuit de sommeil (bercés par quelques mouvements de plaques tectoniques! ;) pour commencer une bonne journée.
Nos estomacs bien remplis,batteries d'appareils photo chargées à bloc et chaussures de marche lassées avec des doubles nœuds, nous sommes partis à la découverte des trésors de l'UNESCO.
La plupart de ceux-ci se trouvent dans la montagne, cachés au creux de la forêt. Y aller nécessite donc un peu de temps et de l'endurance.
Nikkô malgré sa petite taille est une ville très connue pour ses merveilleux temples et sanctuaires. Elle offre des paysages de cartes postales et des atmosphères très zen, quand on ne baigne pas dans les touristes et les classes scolaires.
L'histoire du site remonte au 8ème siècle et est liée au moine Shôdô Shônin 勝道上人, fondateur de la secte Tendai 天台宗, une des plus importantes écoles du bouddhisme japonais. Plusieurs bâtiments ont été construits pour celle-ci comme le Rinnô-ji 輪王寺, créé il y a 1200 ans, dans son écrin de cèdres centenaires. Il comporte plusieurs pavillons dont le principal (le Taiyûin 大猷院) et celui des 3 bouddhas (le Sanbutsu-dô 三仏堂). Ce sont les plus grands bouddhas assis du Japon, en bois sculpté de 8m.
Au 17ème siècle, le pont Shinkyô 神橋 (reliant la ville à la foret) fût construit en hommage au moine fondateur qui selon la légende aurait traversé la rivière sur le dos de deux serpents géants.
On trouve également dans cet ensemble de sanctuaires, le Tôshôgû 東照宮, la pagode à 5 niveaux (qui ne possède pas de fondation, celle-ci est munie d'un long poteau oscillant pour la maintenir en équilibre en cas de tremblement de terre), les écuries décorées des fameux trois singes ainsi que différents greniers. EtC'est également là que se trouve la tombe du Shogun Tokugawa Ieyasu 徳川家康, un des hommes les plus importants de l'histoire japonaise. Il mit fin aux guerres civiles et dont la famille assura la paix dans l'archipel durant toute la période d'Edo (du 17ème au 19ème siècle)
Le Yakushi-dô 薬師堂, connu pour son plafond de 16m sur lequel est peint un magnifique dragon noir. Dont la percussion, sous sa gueule, de deux larges bâtons de bois fait rugir l'écho strident.
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| Pagode à 5 niveaux |
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| Première vague d'écoliers |
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| Torii dans le Tôshôgû |
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| Grenier dans le Tôshôgû |
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| Porte pavillon principal du Tôshôgû |
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| Détail de la porte |
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| Rinnô-ji |
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| Niô au Rinnô-ji |
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| 3ème porte du Rinnôji |
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| Détail de la porte sous la pluie |
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| Cascade au sein de la forêt du Rinnô-ji |
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| Détail de lanterne au Rinnô-ji |
Une grande balade sur des sentiers de pierres grises où se contraste le noir, le rouge et le doré des édifices, au vert profond de la forêt. Ces deux jours de visite, le soleil n'a pas pointé son nez. Hier, il a même beaucoup plu et la mousse détrempée parfumait les sous bois. Il reste encore beaucoup de choses à voir mais le temps va manquer. La nuit arrivant bien vite, nous rentrons prendre un bain chaud pour délasser nos muscles fatigués. Nous devons nous ménager car nous repartons vendredi matin vers de nouveaux horizons.
vous en avez vue des choses... je me demande si on a pu en voir autant avec Miho.
RépondreSupprimerLa porte du Tôshôgû en dehors des travaux est vraiment magnifique.
merci pour le grand angle, j'avais l'impression d'y être (même si les perspective courbe...)
bon trip à vous
ps : le bain chaud... ii na... j'adore
Merci pour ce post bien instructif. C'est un coin qui devait être très agréable.
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