Encore un autre temple !! Et oui, Kyoto en regorge. Cette fois-ci, nous sommes allés au Chion-in 知恩院.
C'est un lieu important pour la culture et l'histoire du Japon. Construit pour la première fois en 1175, il est le temple mère du Jôdoshû 浄土宗 (l'école de la terre pure) une des branches principales du bouddhisme ésotérique japonais fondé par le moine hônen 法然 au 12ème siècle. C'est du chion-in qu'il diffusa sa doctrine qui rencontra un vif succès auprès des masses populaires puisqu'elle garantie à toute personne récitant un nen-butsu 念仏 ( sorte de "formule de dévotion au bouddha" ) de renaitre dans le paradis de la terre pure.
Les temples se situent à flanc de montagne (non loin du quartier de Gion 祇園 et du kiyomizu-dera 清水寺) en aval, donc pour y aller ça commence à grimper un peu. Le site lui-même comporte de beaux escaliers en pierre avec des marches de 30/35 cm de haut.
Devant celui-ci attendent patiemment des hommes et leurs jinrikisha 人力車, en traduction littérale "voiture tirée à force humaine" (sur la première photo en bas à gauche).
Rien que la première bâtisse en impose d'elle-même! La grande porte à 3 entrées en bois, la sanmon 三門, construite en 1621 est la plus grande encore existante au Japon, culminant à 24 mètres de haut pour 50 mètres de largeur, elle offre un magnifique panorama sur la ville.
Après l'ascension jusqu'à la grande place et un petit coup pour nous désaltérer, nous avons constaté à notre grande tristesse que la bâtiment principal (marqué par le grand zonage orangé sur la carte) est en rénovation ... jusqu'en 2019!! -_-' Nous avons mis une photo qui peu sembler sans grand intérêt mais c'est pour qu'on se rende bien compte à quoi ressemble un bâtiment en rénovation ici. Comme tout est en bois, peint, sculpté, vernis, laqué; l'ensemble est carapacé dans une enveloppe métallique pour la protéger en attendant d'avoir terminé les travaux . Elle s'en trouve du coup complètement cachée. Seules, certaines parties situées le long de la promenade en bas de la construction sont visibles. Mais sans lumière et sans recul, le résulta est un peu tristounet.
Cependant, malgré l'impossibilité de voir le grand bâtiment principal, la visite n'est pas s'en interêt car il est possible de visiter l’intérieure d'une parties des autres ailes. C'est donc en chaussettes (comme souvent) que nous sommes allés déambuler dans les divers bâtiments et salles en passant par des promenades extérieures sur des planchers rossignol. Les planchers rossignol sont construits de façon à faire crisser les lattes de bois à chaque pas en émettant un son semblable à celui d'un petit oiseau. Ils permettent de détecter tout intrus ou assassin potentiel comme dans le château de Nijô 二条城 que nous visiterons sous peu.
Après avoir parcouru ses grandes salles en tatamis, senti les parfums boisés d'encens, admiré les riches décorations et les statues dédiés aux bouddhas, nous sommes retournés nous balader dans le parc. Désolé mais comme les photos en intérieure sont interdites, vous n'aurez pas la possibilité de profiter de ce somptueux spectacle.
Très rapidement, un des gardes situé à moins de 10m de nous, nous annonce grâce à son mégaphone que le site ferme ses portes et qu'il faut, s'il vous plait, vous diriger vers la sortie. Et oui, il est 16h30, les sites touristiques ferment tôt au Japon. C'est pas grave, on n'a pas eu le temps de tout voir mais on reviendra faire de belles photos pour les "feuilles rouges". ;)






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